Cameroun - Politique et communication digitale/Anicet Ekane (président du MANIDEM): «Si on s’en tenait aux réseaux sociaux, le président camerounais de Facebook serait déjà à Etoudi»

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-May-2020 - 09h17   10593                      
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Anicet Ekane sur le plateau de l'Arène (24/05/2020) Capture d'écran
Le président du Mouvement Africain pour  la Nouvelle Indépendance et la Démocratie n’est visiblement pas très porté vers l’espace virtuel, et sans le nommer, il pense que Maurice Kamto du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun,  y aurait déjà trouvé une passerelle pour accéder au pouvoir.

Le dimanche 24 mai 2020, à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International où il était invité, lorsqu’il fut interrogé sur l’importance des réseaux sociaux dans la vie actuelle des partis politiques, Anicet Ekane, le président du Mouvement Africain pour  la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM), a clairement exprimé son désintérêt de ces nouveaux outils favorables à la communication digitale des partis politiques.

«Si on s’en tenait aux réseaux sociaux, Paul Biya ne serait pas président de la République. Ce serait ceux qui sont président de Facebook. Si on s’en tenait aux réseaux sociaux, le président camerounais de Facebook serait déjà à Etoudi», a-t-il lancé. Sans nommer l’homme politique dont il critique l’offensive à outrance sur la toile, la suite de l’argumentaire de cet ancien militant de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), a clairement permis de comprendre qu’il envoyait subrepticement une pique à Maurice Kamto du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

«On ne fait pas la politique avec des ressentiments, avec des fantasmes sur la maladie, sur la mort, sur les prétendus passation de pouvoir de gré à gré (…) Ces dérives appartiennent à une nouvelle classe politique, qui bâtit toute une stratégie sur du virtuel. Aujourd’hui, le président du Cameroun, c’est monsieur Paul Biya. Celui qui dit le contraire est dans le virtuel», a-t-il poursuivi.

Il reconnait cependant que les réseaux sociaux sont un outil de communication, mais condamne son usage exagéré à des fins déstabilisatrices du régime de Yaoundé. Par conséquent, Anicet Ekane se garde d’y séjourner trop longtemps, pour ne pas «entériner les inepties qui s’y font», renchérit-il.

On comprend dès lors pourquoi il n’est pas très présent sur Facebook, le réseau social le plus usité par les politiques au Cameroun, où il prend très rarement la parole. Le MANIDEM dispose d’un compte Facebook également, qui n’est pas actualisé.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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