Cameroun - Tensions dans les zones anglophones: Une descente de Paul Biya peut-elle ramener le calme ?

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Jan-2017 - 20h16   51038                      
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Paul Biya Archives
Au regard des échecs des différents médiateurs désignés, la présence du Chef de l’État pourrait être une solution efficace pour un retour au calme.

Les cours n’ont toujours pas repris dans les établissements scolaires des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. D’après le Quotidien L’Épervier Economie du 11 janvier 2017, les différentes médiations engagées tant par le Directeur du Cabinet des services du Premier Ministre et les autres acteurs politiques originaires de ces deux Régions n’ont pas porté de fruit. Pour le quotidien, l’ombre d’une année blanche plane désormais sur l’avenir des élèves.

«Au regard de la situation actuelle, aucune lueur d’espoir n’est envisagée pour un retour à la normale dans les prochains jours si le Gouvernement ne revoit pas sa stratégie. Le Premier Ministre Chef du Gouvernement n’a rien pu faire, les acteurs politiques non plus. Jean Kueté, le Secrétaire Général du comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), est quasiment reparti de Bamenda sur la pointe des pieds, après une tentative infructueuse de la tenue d’un meeting politique», note le journal.

Le casting des hommes appelés à conduire les pourparlers a été faussé. «Dans la plupart des cas, c’était des hommes impopulaires dans leurs zones. Des hommes et des femmes sans épaisseur ni charisme». Par conséquent, la situation est allée de mal en pis. Aujourd’hui, il est assez logique de penser que le seul à pouvoir résoudre le «problème anglophone» au Cameroun, est le Président de la République, Paul Biya.

Le quotidien rappelle la résolution «en douceur» des émeutes de la faim de 2008, tout comme encore lors de la crise de 1990, née des vents démocratiques. Le Président de la République lors d’une descente dans la capitale économique Douala avait prononcé un discours avec une phrase forte qui est restée dans les mémoires: «Me voici donc à Douala».

Une descente de Paul Biya, peut-on lire, pourrait mettre les populations des Régions anglophones du pays en confiance. Car, les tensions vont au-delà des seules revendications corporatives des avocats et des enseignants de cette partie du pays. Des jeunes ont manifesté par centaines mardi 21 novembre et mardi 22 novembre 2016 pour poser des problèmes allant du délabrement de la voirie urbaine au chômage ambiant. Mais ce qui est le plus décrié, c’est surtout la marginalisation des citoyens anglophones par leurs congénères francophones.

Auteur:
Géraldine IVAHA
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