Crise anglophone - Cabral Libii: "Le président Biya et son gouvernement ont fermé la porte au dialogue et ont démultiplié des actes renforçant la fermeture des portes du dialogue"

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Jan-2018 - 21h00   6703                      
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Cabral Libii Archives
Le leader du mouvement « 11 millions de citoyens » appelle les anglophones à ne pas tomber dans ce qu’il appelle le piège de la radicalisation tendu par le régime de Yaoundé.

Cabral Libii Li Ngué accuse le gouvernement camerounais de pousser les anglophones à la faute. Le 7 janvier 2017 à l’émission de débat Droit de réponse (Equinoxe télévision), le leader du mouvement « 11 millions d’électeurs » a soutenu que le pouvoir faisait tout pour éviter le dialogue avec les leaders de la revendication dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Je voudrais juste adresser un message à mes compatriotes anglophones et même aux compatriotes francophones, leur dire d’éviter ce piège de plus. Le président Biya et son gouvernement sont cohérents. Ils ont fermé la porte au dialogue et ils ont démultiplié des actes renforçant la fermeture des portes du dialogue. Je rappelle que quand nous entrons en 2018 la partie anglophone est carrément à l’entrée d’une guerre. Les forces militaires d’élite y sont déployées au sol, dans les airs. Ça ce ne sont pas des attitudes de dialogue », fait-il valoir.

Il explique que les forces de défense et de sécurit exercent la répression sur les bandes armées.  Il  regrette les morts causés par les différents belligérants.  L’occasion pour lui d’inviter les populations des régions anglophones à ne pas céder à la tentation. « C’est pour cela que j’interpelle les anglophones. Plutôt que de tomber dans le piège qui est tendu, celui de la radicalisation outrancière parce que c’est ça l’approche gouvernementale pour qu’ils s’excluent eux-mêmes et tout seuls du processus électoral puisque de toute façon ils savent que le taux de mécontentement est tel qu’ils n’attendent pas grand-chose des 4 scrutins de cette année. Du coup, il faut créer des conditions du désordre, d’embourbement, pour que ceux-là s’excluent du processus électoral  pour que de toute façon il ne leur reste que 8 régions ou 7 et demi à gérer puisqu’il y a une partie du Sud-ouest qui est contrôlable ». Il les invite à aller voter pour sanctionner Paul Biya.        

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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