Cameroun - Décès de Alim Hayatou/Urbain Olanguena Awono (ancien ministre de la Santé): «Le Cameroun perd un grand serviteur de l'État d'une noblesse et d'une capacité de résilience uniques»

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-Apr-2021 - 14h07   5060                      
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Urbain Olanguena Awono Archives
Depuis le fond de sa prison à Kondengui, l’ancien patron de la Santé Publique a exprimé sa compassion à la suite du décès de son ancien collaborateur, qu’il a côtoyé pendant sept ans dans ce département ministériel.

A la suite de l’annonce du décès d’Alim Hayatou Garga, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé Publique, le lundi 5 avril 2021 à Yaoundé des suites de maladie, son ancien patron, Urbain Olanguena Awono, a tenu à lui rendre hommage dans un message publié ce mardi 6 avril 2021 dans les colonnes du quotidien Le Jour.

L’ex-ministre en détention à la Prison centrale de Kondengui déplore la perte par le Cameroun d’un «grand serviteur de l'État d'une noblesse et d'une capacité de résilience uniques», mais exalte surtout les meilleurs moments passés à ses côtés lorsqu’il gérait encore le portefeuille de la Santé.

«Ensemble, nous avons parcouru le Cameroun pendant plus de six ans pour apporter les services de santé, riposter aux crises et sauver des vies jusqu'à Darak (Extrême-Nord) au milieu du Lac Tchad. Notre collaboration exemplaire a structuré des liens forts de respect mutuel, d'amitié et de loyauté que mes treize années, à date, d'incarcération politique n'ont pas altérés», ressasse Olanguena Awono. 

Ce dernier a été nommé à la tête de ce ministère en 2001, et a trouvé en poste Alim Hayatou qui y officiait depuis 1996. Olanguena le laissera toujours en poste lorsqu’il fut débarqué en 2007, avant le déclenchement l’année d’après de ses démêlées judiciaires qui l’ont conduit en prison depuis lors.

 

Hommage d’Urbain Olanguena Awono :

Le décès de sa Majesté Halim Hayatou, Lamido de Garoua et Secrétaire d'État à la Santé, m'attriste au plus profond de mon âme. J'exprime, en cette douloureuse circonstance, toute ma compassion émue à sa famille durement éprouvée et à toute la communauté qui pleure son illustre Chef. Le Cameroun perd en lui une autorité traditionnelle d'envergure nationale très respectée, jouissant d'un leadership fédérateur, et un grand serviteur de l'État d'une noblesse et d'une capacité de résilience uniques.

Ensemble, nous avons parcouru le Cameroun pendant plus de six ans pour apporter les services de santé, riposter aux crises et sauver des vies jusqu'à Darak au milieu du Lac Tchad.

Notre collaboration exemplaire a structuré des liens forts de respect mutuel, d'amitié et de loyauté que mes treize années, à date, d'incarcération politique n'ont pas altérés. 

Je prie le Dieu miséricordieux -Allah- de lui accorder la paix éternelle et la place qu'il mérite au Paradis.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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