Cameroun - Revirement: Le Gouverneur de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, lève la mesure d’interdiction des funérailles dans la région

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Jun-2021 - 14h58   1417                      
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funérailles à l'Ouest © Archives
L’autorité administrative insiste cependant sur le respect des mesures édictées par le gouvernement pour limiter la propagation du Coronavirus.

Les populations de la région de l’Ouest ont à nouveau le feu vert pour l’organisation des funérailles. Le gouverneur de la région, Awa Fonka Augustine, qui avait signé un arrêté interdisant l’organisation de ce type d’événement dans sa zone de compétence, le 5 avril 2021, l’a de nouveau autorisé à travers un autre arrêté signé ce vendredi 4 juin 2021.

«Est pour compter de la date de signature du présent arrêté levé l’arrêté régional No 013/AR/F/SG/DPOA du 05 avril 2021 portant suspension de l’organisation des funérailles sur toute l’étendue de la région de l’Ouest», lit-on dans le nouvel arrêté, exploité par le quotidien Le Jour de ce lundi 7 juin 2021.

Au demeurant, Awa Fonka Augustine insiste sur le respect des mesures édictées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Coronavirus, afin de limiter au maximum la propagation du virus lors de ces événements.

La décision prise par le gouverneur de l’Ouest le 5 avril dernier était de deux mois renouvelables, et était motivée par une recrudescence des cas de contamination au Coronavirus dans sa région. Il avait alors indiqué que la levée de cette mesure était fonction de l’évolution de la maladie.   

Le journal de Haman Mana précise par ailleurs qu’à la vérité, cette décision d’interdiction était difficile d’applicabilité et de suivi pour ses auxiliaires qui ont dû se résigner dans une région où les funérailles sont d’essence culturelle et très courues.

«Aucun sous-préfet, sur la quarantaine que compte la région, n’a été capable d’empêcher aux familles éprouvées de faire le deuil des leurs. Aussi bien dans le Ndé, le Noun, la Mifi, les Hauts-Plateaux, le Haut-Nkam, le Koung-Khi, que les Bamboutos et la Menoua, les enterrements et autres ont eu lieu, parfois sans aucune allusion aux mesures barrières», souligne le journal.

 

 

 

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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