Cameroun - Arrestation des leaders du MRC: L’épouse de Célestin Djamen raconte l’interpellation de son mari, alors qu’il était alité à l’hôpital général de Douala

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 29-Jan-2019 - 13h15   7377                      
7
Célestin Djamen, militant du MRC Capture d'écran
Interrogée par radio Équinoxe ce 29 janvier 2019, Elise Djamen est revenue sur les circonstances de l’arrestation de son mari.

Comme plusieurs autres leaders du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Célestin Djamen a été interpellé à Douala le 28 janvier 2019. Une arrestation particulière, puisque le secrétaire national du MRC, chargé des droits de l’Homme et de la gouvernance, a été amené par les policiers alors qu’il était sur son lit à l’hôpital général de Douala, après avoir reçu une balle à la jambe lors des manifestations du 26 janvier dernier.

Jointe au téléphone par la radio Équinoxe ce 29 janvier 2019, Elise Djamen a raconté les circonstances de l’arrestation de son époux. «J’étais auprès de mon époux à l’hôpital général, quand des éléments de la police sont entrés dans la chambre. Il y avait déjà des camarades et d’autres visiteurs dans la salle. Dès qu’ils sont arrivés, ils ont demandé à tout le monde de se mettre dehors. Je leur ai dit que je suis son épouse. C’est ainsi qu’ils ont dit que je pouvais rester» relate-elle.  

«Quand tout le monde est sorti, ils disent ‘‘monsieur Djamen, nous allons partir avec vous’’. Mon époux leur a demandé de lui produire la note qui demandait qu’il quitte l’hôpital. C’est ainsi qu’ils sont sortis. Ils ont mis environ 45 minutes et ils sont revenus. Lorsqu’ils reviennent, ils disent: ‘‘monsieur Djamen, vous n’allez plus rester ici, nous allons vous amener à la garnison militaire parce que vous n’êtes pas très bien ici’’», poursuit la femme de l’homme politique.

Elise Djamen indique que «quand nous sommes sortis de l’hôpital, je pensais entrer dans le même véhicule que mon mari puisqu’ils ont dit qu’on devait partir. Mais je vois deux policiers. On a embarqué mon époux, ils étaient cinq à bord de deux voitures noires; ils sont partis. J’ai demandé au monsieur ‘‘je peux vous suivre ?’’. Il m’a répondu ‘‘madame peut prendre un taxi’’. J’ai donc demandé où on l’amenait et ils m’ont dit que c’est à la police judiciaire» narre Mme Djamen.

Elle se dit étonnée que son mari soit interpellé alors qu’il était hospitalisé. «Je ne comprends pas comment quelqu’un peut être malade et on l’arrête. On pouvait bien venir l’entendre à l’hôpital. Il n’était pas encore apte à sortir, puisque nous sommes partis de la chambre sur une chaise roulante», fait-elle savoir.

Fred BIHINA

Auteur:
Fred BIHINA
 @t_b_d
Tweet
Facebook




Dans la même Rubrique