Cameroun - Crise anglophone: Les leaders de la contestation anglophone espèrent obtenir leur remise en liberté ce 29 août devant le tribunal du Mfoundi

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 29-Aug-2017 - 00h28   5355                      
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Félix Agbor Nkongho et Neba Fontem Aforteka'a au Tribunal Militaire - Yaoundé, 26/06/2017 A.T
Une nouvelle audience des leaders de la contestation anglophone, incarcérés depuis janvier à la prison centrale de Kodengui, se tient mardi 29 août à Yaoundé.

Lors de la dernière audience, le 27 juillet dernier, les avocats de la défense ont estimé que la détention de leurs clients était illégale. Car n’ayant pas été notifiée dans les règles. «Ils ont été arrêtés fin janvier et la détention provisoire ne peut pas excéder six mois sans être renouvelée. Or, elle ne l’a pas été en juin», explique Claude Assira.

«Nous considérons donc que leur détention est illégale au moins depuis le mois de juin et qu’ils devraient être remis en liberté», ajoute l’avocat, qui compte sur le président du TGI pour ordonner la libération des deux leaders.

En effet, la requête en «habeas corpus» doit être examinée mardi 29 août par le tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi, dont le président a été saisi par les avocats des deux leaders de la contestation anglophone Félix Nkongho Agbor et Fontem Neba.

Fontem Neba et Nkongho Agbor Bala sont actuellement jugés pour hostilité contre la patrie, outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires, rébellion, dégradation des biens publics, pillage en bande, coaction des actes de terrorisme, sécession, révolution, insurrection, excitation à la guerre civile, et propagation de fausses nouvelles.

Ils avaient été arrêtés le 18 janvier en tant que leader des contestations anglophones qui avaient abouti à des violences à Bamenda le 8 décembre 2016. C’est qu’agissant  par le canal du Consortium – une organisation critiquée par le gouvernement pour s’être livrée à la «surenchère» dans les négociations et interdite d’activités le 18 janvier dernier – ces deux leaders de la contestation anglophone avaient lancé des avis à ville morte qui ont été observés les 9, 16 et 17 janvier.

Auteur:
Otric NGON
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