Cameroun - Crise anglophone: Les mesures de sécurité des espaces publics jugées insuffisantes

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Feb-2019 - 15h16   1966                      
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Les reste de l'Hôpital de Kumba Internet
La Commission Nationale des Droits de l'Homme et des Libertés (Cndhl) regrette que des mesures sécuritaires adéquates n’aient pas prises pour protéger l’hôpital de Kumba dans le Sud-Ouest, ravagé par un incendie criminel.

Pour la  Commission Nationale des Droits de l'Homme et des Libertés (Cndhl) rien ne pourra  expliquer  qu’un site stratégique comme l’hôpital de Kumba dans la région du Sud-Ouest, n’a fait l’objet  d’aucune mesure sécuritaire appropriée dans une zone  en proie à une crise socio-politique et fortement militarisée. Cette organisation qui milite pour la protection des droits de l’homme a fait une sortie mardi 12 février dernier,  pour condamner  l’incendie criminel qui a ravagé  la grande  partie de  cet établissement hospitalier dans la nuit du 10 au 11 février  2019. Un acte  qu’elle considère comme une violation grave du droit humanitaire.  Quatre patients ont été brûlés vifs au cours de cet  incident attribué aux sécessionnistes. « La  Cndhl regrette  que des mesures sécuritaires adéquates n’aient pas été prises pour protéger ce lieu stratégique. Elle demande à l’Etat, de prendre des mesures appropriées pour garantir la sécurité des personnes et des biens, notamment dans les lieux de grandes fréquentations », a relevé le président de  la Cndhl, Dr Chemuta Devine Banda.

Cette organisation, remet en question la politique gouvernementale entreprise pour gérer cette crise socio-politique, dite anglophone, qui sévit dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest. « Nous voyons  comment c’est difficile, si les gens sont en confrontation, et que vous  (l’Etat Ndr)  demandez  à certaines personnes de déposer les armes et venir vers les forces de défense et de sécurité », souligne Dr Chemuta Devine Banda. Pour la CNDHL il est nécessaire d’appeler à un cessez-le-feu avant de demander à toutes les parties de  déposer les armes. «  La commission a déjà écrit au chef de l’Etat pour solliciter son intervention,  pour qu'il   demande un cessez-le-feu. Ce cessez-le-feu va faciliter le travail du Comité national de désarmement, mobilisation et réinsertion », dit-il. Cette  démarche, précise la   Cndhl relève de la responsabilité de Chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, qui seul peut appeler  à un cessez-le-feu pour mettre un terme aux violences meurtrières dans  ces  régions.

Marie Louise SIMO

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Marie Louise SIMO
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