Cameroun - Ernest Dikoum: “Le problème de CAMAIR-CO aujourd’hui ce n’est pas les avions”

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 27-Jul-2018 - 13h26   8150                      
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Ernest Dikoum, DG Camair-Co Archives
Le Directeur général de l’étoile du Cameroun indique dans cette phase de restructuration de la compagnie, il faut plus se pencher sur l’équation de la gestion de ses dépenses par rapport aux revenus d’exploitation.

Dans son édition du 26 juillet 2018 le quotidien Mutations rapporte un entretien qu’il a eu avec Ernest Dikoum, au sujet de la Cameroon airlines corporation (CAMAIR-CO). Profitant de cet entretien Ernest Dikoum a précisé que les avions ne constituent plus un problème à ce moment, où la compagnie est dans sa phase de restructuration. «Les avions que nous avons, nous les utilisons à environ 65% de leurs potentiels. Un avion est fait pour voler. Nous avons la capacité, nous avons deux avions qui arrêtent de travailler à 22h, parce que nous n’avons pas de pilotes. Nous avons besoin d’une vingtaine de pilotes. Le ratio qui doit être utilisé, en principe est lié à la fois au nombre d’avions et au niveau d’optimisation dans les heures de vol. Les compagnies qui utilisent beaucoup leurs avions, un avion sur près de 18h/24 ont les ratios les plus élevés. Et ça dépend du type d’avion. L’équation qui est intéressante pour CAMAIR-CO dans cette phase de restructuration, c’est l’équation de la gestion de ses dépenses par rapport aux revenus d’exploitation», explique-t-il.

Le Directeur général (DG) de l’étoile du Cameroun explique que, si la compagnie a le carburant à près de 25% de ses recettes de façon conséquente, le carburant doit donc être la première dépense. «Les ressources humaines doivent être la seconde dépense et la formation la troisième. Nous sommes autour de 20% de nos revenus. La maintenance est plus élevée que la formation. Nous avons pu arriver à ce ratio en octobre 2017 où la masse salariale était très élevée, nous avons pu la ramener actuellement en deçà de la partie de nos revenus qui va dans le carburant. Pendant que nous allons dans la phase de développement, il est très important de maîtriser notre gestion et nos charges. Lorsque nous deviendrons autonomes en maintenance, et que nous commencerons à offrir des services aux autres compagnies, la formation va prendre le dessus», déclare Ernest Dikoum.

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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