Cameroun – Gouvernance: La succession du Président de la République Paul Biya et la crise anglophone inquiètent

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-Mar-2017 - 13h03   49114                      
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Paul Biya en Europe Archives
Selon une analyse de Fitch Ratings, une agence de notation financière internationale, ces deux facteurs pourraient affecter la politique publique du pays.

Le 15 mars 2017 à Londres, l’agence de notation financière internationale Fitch Ratings, a fait une analyse sur la question à savoir: «Qui succédera au Président de la République Paul Biya (84 ans)?», et sur les tensions, notamment dans les parties anglophones du pays. Pour l’agence, ces deux facteurs pourraient affecter la politique publique du pays. Selon Le Quotidien de l’Economie en kiosque ce 20 mars 2017, cette analyse rejoint celle de la place boursière de New York, avec juste comme élément nouveau la crise anglophone.

Le 8 novembre 2016, rappelle le journal, le Cameroun a été l’objet d’une réunion de Citigroup Inc, entreprise financière majeure basée aux Etats-Unis. Au cours des assises, peut-on lire, les experts financiers ont analysé le Cameroun sous son angle politique et économique. «Il en ressort que l’impact des actes barbares de la secte islamiste Boko Haram dans la partie septentrionale du Cameroun n’a aucune implication réelle sur la stabilité politique», note le journal.

«L’incertitude du Cameroun a toujours été autour de ce qui arrivera sur le front politique après M. Biya, d’autant plus que le pays n’a aucun poste de vice-président. Nous avons toujours peu d’aperçu sur la façon dont n’importe quelle succession politique potentielle pourrait se jouer. Cependant, sur une note positive, il semble y avoir un peu plus de confiance au Cameroun, et les moyens constitutionnels pour résoudre le problème de succession sont maintenant bien en place, même si les questions politiques restent toujours non résolues», fait savoir Citigroup.

Selon le consortium américain, souligne le quotidien, le président du Sénat dispose aujourd’hui de 120 jours pour organiser de nouvelles élections auxquelles il ne peut pas se présenter. «De plus le sentiment politique locale semble accepter qu’avec plus de 300 groupements tribaux et ethniques dans le pays, il y a une histoire forte de compromis politiquement négocié au cas où les élections post Biya ne débouchent pas sur un vainqueur clair», analysent les experts américains. Pour Fitch Ratings, le Fonds Monétaire International devrait se concentrer sur les risques suscités par l’après-Biya et la crise anglophone qui dure déjà plusieurs mois au Cameroun, et qui a un sérieux impact sur l’économie du pays.

 

 

 

Auteur:
Géraldine IVAHA
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