Cameroun - Drame: Un homme trouve la mort sur la plateforme de l’entreprise française Perenco à Kribi

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Aug-2016 - 13h55   56083                      
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Perenco Cameroun Archives
Par la même occasion, un pêcheur a été blessé par un bateau de la même compagnie au large de Limbé.

L’actualité au sein de Perenco-Cameroun a pris un tournant dramatique le samedi 30 juillet dernier. Christian Ikand, 39 ans, électricien employé par cible Rh, entreprise sous-traitante de Perenco-Cameroun, s’est noyé après une chute de 9 mètres sur le site Rio Del Rey East, situé à 80 kilomètres au large de Kribi. La victime, qui ne portait pas de gilet a perdu pied, trahie par la rambarde pourrie alors qu’il s’activait sur le plancher de la plateforme.

Selon Le Messager du mardi 2 août 2016, le bateau d’assistance appelé à la rescousse arrivera vingt minutes trop tard. Et la dépouille n’était toujours pas retrouvée plusieurs heures après. Officiellement, les recherches se poursuivaient encore samedi dernier jusqu’à très tard.

Mais ce n’est pas le seul incident qui a émaillé la fin de semaine de Perenco-Cameroun. 24 heures plus tôt, vendredi 29 juillet 2016, un piroguier a été percuté par un surfeur appartenant à l’entreprise française à Kribi, non loin du site de Bipaga. Heureusement, les dégâts seront moins graves. La victime s’en sort tout de même avec une fracture du tibia, indique le journal.

Dans un message laconique posté sur les réseaux sociaux, Éric D’Argentré, le Directeur de Perenco-Cameroun, informe le personnel de cet incident, précisant que «la famille de Christian Ikand a été informée de la situation dès samedi après-midi et est depuis prise en charge. Le personnel de la filiale Cible Rh sera gardé, et informé de la situation».

D’après le journal, cette mort aurait pu être évitée. En effet, aucun bateau d’assistance de Perenco, justement prévu pour ces cas-là, n’était présent. «Cette mort est stupide. Car, elle résulte du déficit d’entretien de la plate forme en général et de la rambarde en particulier. Un déficit d’entretien lui-même consécutif à la réduction des effectifs», se désole un observateur averti.

Auteur:
Lore E. SOUHE
 @loresouheCIN
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