Cameroun - Extrême Nord: Boko-Haram sème la terreur au sein de la population

Par Daniel TCHIO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 29-Sep-2022 - 00h48   2056                      
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L'école de Dapchi où 111 jeunes filles ont été enlevées par Boko Haram le 19 février AFP/AMINU ABUBAKAR
Le 24 et dans la nuit du 26 au 27 septembre dernier, la secte a ôté la vie à un officier de police et à un infirmier en service au centre de santé de Godogong, dans l’arrondissement de Mora. Des actes qui sont loin de rassurer les habitants.

10 ans après ses premières incursions meurtrières sur le territoire camerounais, la secte Boko Haram est loin d’avoir livré ses dernières horreurs. Depuis le décès d’Abubakar Shekau, l’un des chefs de cette organisation terroriste, de petits chefs prennent du plaisir et agissent selon leur gré. « L’idéologie est abandonnée et on se retrouve de plus en plus en face des gamins qui n’ont pour agenda politique que d’égorger des civils et piller leurs vivres », a confié un élément du renseignement camerounais à nos confrères de l’œil du Sahel.

Selon nos confrères, Iswap, la branche la mieux organisée actuellement opère de jours comme de nuit. Elle sème la terreur dans la région. Le 24 septembre, l’inspecteur de police Mbongo Georges a été froidement assassiné aux environs de 8 heures alors qu’il était au poste de contrôle de Meleri, sur la route reliant Mora à Kerawa. Dans la nuit du 26 au 27 septembre, l’infirmier Ibrahim Doué  a été lui aussi tué par les éléments de Boko Haram. Les sirènes de la mort rodent en permanence. Les populations ne cessent de crier leur ras le bol face à la multiplication des attaques meurtrières de la secte sur leur sol.

Pour sortir de cette situation d’insécurité teintée d’attaques sporadiques des éléments de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du pays, Mahamat Alhadji prône la mutualisation des formes pour rendre ce groupe inoffensif. « Il faut une réponse militaire conséquente et surtout faire le lien avec les autres armées du Niger, du Tchad et bien entendu du Nigeria », a-t-il souligné. C’est depuis 2014 que la secte Boko Haram mène des attaques meurtrières sur le territoire du Cameroun. Les bilans humain et matériel jusqu’ici sont difficiles à établir.

Auteur:
Daniel TCHIO
 @T_B_D
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