Cameroun - Obsèques de Ananga Messina: Controverse sur le lieu de l’inhumation de la défunte ministre, Samuel Mvondo Ayolo appelé à la rescousse  

Par Mathieu TCHITCHOUA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Sep-2022 - 17h08   7024                      
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Dépouille de Ananga Messina à l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen Cameroon Tribune/Facebook
L’une des filles de l’ancienne ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du développement rural, porte-parole des enfants, a saisi le directeur du cabinet civil de la Présidence de la République pour dénoncer la décision prise unilatéralement par leur père d’enterrer leur maman dans ce qu’elle qualifie de « champs de manioc ».

La ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Clémentine Ananga Messina, décédée le 5 août 2022 en Turquie, puis rapatriée au Cameroun le 11 août 2022, va être inhumée le 24 septembre prochain à Zima par Obala, dans le département de la Lekié, région du Centre. A une dizaine de jours du début des obsèques officiels de la défunte, une controverse est née au sein de sa famille au sujet du lieu de son inhumation.

Sa fille, Jacqueline Christelle Ananga Messina a adressé une correspondance datée du 28 août 2022 au Directeur du cabinet civil de la Présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, pour solliciter son arbitrage, alors que les enfants ne s’accordent pas avec leur papa, Pierre Ananga Messina, sur le lieu de l’enterrement.

« Bien que la concession familiale (lieu choisi par la défunte) dispose de suffisamment d’espace (expertise d’un architecte à l’appui), son époux, notre papa, a décidé pour des raisons qui nous échappent de l’inhumer dans son champs de manioc, un terrain vague exposé aux profanations de tous ordre avec pour seul argument des promesses d’investissement à une échéance incertaine », déchante Jacqueline Christelle Messina.

Lettre de Jacqueline Ananga Messina au DCC (c) CIN

Elle s’est faite porte-parole des enfants, et indique que la volonté de l’ancienne ministre était d’être enterrée au domicile familial à Zima, et nulle part ailleurs. Jacqueline Christelle pense que « ce serait une honte que de la voir enterrée sur un terrain vague, comme si elle n’avait pas de domicile familial. Comme si elle ne s’était jamais investie dans ce village qui lui était si cher. Toute chose également qui la priverait du reste du droit à certains rites d’accompagnement traditionnel des défunts, en l’occurrence ‘l’Essani’ », ajoute-t-elle, avant d’appeler Samuel Mvondo Ayolo à la rescousse pour amener Pierre Ananga Messina à respecter la volonté de sa femme : « Nous sollicitons, nous enfants, à travers cette tentative désespérée, votre bienveillance afin que les dernières volontés de notre très regrettée maman puissent dans la mesure du possible être respectées ».

Il s’agit donc d’un feuilleton qui risquerait de jeter le froid parmi les membres de cette famille, qui semblaient pourtant très soudés lors de la visite d’une délégation du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), conduite par le Secrétaire général de cette formation politique, Jean Nkueté, le 6 septembre dernier à leur domicile sis au quartier Nkomo à Yaoundé.

Auteur:
Mathieu TCHITCHOUA
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